Comité de Défense d’Action et de Sauvegarde de Fontainebleau


Bulletin octobre 2015     Numéro spécial

1. Connaître Fontainebleau : édition par le Comité des Cahiers d’Architecture
2. Nos dernières actions
Avez-vous visité notre site
http://www.comitededefense-fontainebleau.org
vous y trouverez de nombreuses informations, des articles, des photos.
Notre permanence est ouverte les vendredis de 10 à 12h (ou prendre rendez-vous par téléphone).

 

1 – Les Cahiers d’Architecture du CDAS

Editorial par Jacqueline Nizart, Présidente

 Depuis plus de trente ans, le Comité de Défense de Fontainebleau et son prolongement La Maison des Compagnons oeuvrent à la connaissance et à la sauvegarde du patrimoine bellifontain. Il a ainsi constitué un volumineux corpus de documents, notamment photographiques, qu’il a mis à la disposition des services de l’urbanisme et du patrimoine.

 De nombreuses conférences ont été données, qui malheureusement sont éphémères. Pour mieux faire connaître ce patrimoine à un large public et lui donner une forme plus pérenne, le CDAS édite une série de cahiers d’architecture illustrés, véritables inventaires riches en couleurs qui sont un régal à consulter, à offrir et à conserver comme ouvrages de référence. Ce sont également de véritables invitations à la promenade dans nos rues.

 Pour les Journées du Patrimoine 2015, nous fêtons la sortie de deux nouveaux Cahiers : l’un, fondamental, sur le grès de Fontainebleau et sa mise en valeur dans la ville, l’autre sur les décors de faïence et de terres cuites colorées, une mode architecturale qui fut florissante pendant une cinquantaine d’années dans le tournant du 19ème et du 20ème siècle.


L'art d'utiliser les grès Inclusion des faïences


 Le Cahier du grès célèbre le rôle prépondérant du grès dans l’architecture bellifontaine et vise à faire reconnaître ses qualités techniques et esthétiques, le plus souvent incomprises par les professionnels comme par les particuliers. Tout récemment encore, la Charte de Valorisation du Bâti ancien édité par le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine de Seine-et-Marne cite dans sa carte des matériaux : le plâtre, la chaux, le calcaire dur, le calcaire tendre, la brique … mais pas le grès ! Or si par quelque maléfice le grès venait à disparaître, ce serait les villes et les villages de plusieurs cantons qui disparaîtraient de la surface du sol … et le sol lui-même ! Quelles que soient les causes profondes d’un tel déni, il a forcément des conséquences sur l’appréciation de ce patrimoine et sur sa conservation. D’où l’éloge du grès que nous avons édité en 2010 et proclamé comme un appel à une prise de conscience.

 Pierre sauvage descendue des chaos rocheux entourant la ville, le grès de Fontainebleau a fourni la région et la capitale en pierres d’appareil et en pavés.




Brochure de 60 pages, grand format, qualité photo : 20€

Faïences et terres cuites



Brochure de 100 pages, grand format, qualité photo : 30€

L'art d'utiliser le grès


 Les appareils de grès de Fontainebleau, que l’on trouve bien au-delà du ‘Pays de Fontainebleau’ - ce qui prouve l’intérêt pour le grès dans les siècles passés - sont d’autant plus précieux que, à l’exception d’une carrière qui subsiste à Moigny-sur-Ecole, l’exploitation du grès - et surtout sa sculpture - sont un art perdu. La fermeture définitive des carrières - qui ravageaient la forêt, il faut bien le dire - au début du XXème siècle, a scellé la fin de l’usage courant du grès, sauf réemploi, dans l’architecture locale noble, bourgeoise ou rurale. D’où une valeur historique et culturelle accrue.

 A Fontainebleau, la Renaissance et l’époque classique en ont tiré des merveilles d’architecture. Son aspect blanc de neige lorsqu’il sort de la carrière lui confère une beauté féérique. En vieillissant, il prend les nuances romantiques des rochers, ce qui lui vaut la désaffection d’un public friand d’artifice. Le Comité de Défense de Fontainebleau a entrepris de le réhabiliter dans l’esprit du public. La brochure éditée par le Comité recense les ouvrages de grès encore présents et apparents dans la ville.

 Les décors en céramique de couleur sur les façades sont caractéristiques du développement urbain autour de 1900. On les trouve dans toute la France. Fontainebleau n’échappe pas à cette recherche du décor dans l’architecture fin 19ème siècle, Art Nouveau et jusque dans l’Art Déco au lendemain de la première guerre mondiale, l’Art Nouveau surtout, si fécond dans tous les arts décoratifs. A Fontainebleau, il est rare que les maisons de cette époque, dans les quartiers périphériques touchant la forêt ou le Parc, ne soient pas agrémentées de ces décors de terre cuite colorée ou non, telles des élégantes qui se parent de bijoux. Cette recherche se retrouve également sur les façades des immeubles construits dans ces années-là dans le centre de la ville. On prendra plaisir à les repérer dans nos déplacements.

 Bientôt disponible « HISTOIRE DE L’HOTEL DE VILLE DE FONTAINEBLEAU » 60p, grand format, 20€.

 

2 – Nos dernières actions

Modification du Plan Local d’Urbanisme sur l’ancien quartier militaire Chataux : notre recours gracieux de mars 2015 a été rejeté.
 Il portait essentiellement sur des hauteurs excessives et un plan d’aménagement préjudiciables aux éléments anciens prétendument conservés. L’avocat spécialiste du droit de l’urbanisme que nous avons consulté nous a dissuadé d’engager un recours auprès du tribunal administratif qui aurait peu de chances d’aboutir.

Permis de construire rue d’Avon pour un bâtiment technique sur le parking municipal : 

 Permis de construire rue d’Avon pour un bâtiment technique sur le parking municipal : Extraits de notre recours : « Le projet suscite de notre part un refus indigné pour ce qui concerne l’aménagement du mur sur la rue d’Avon, c’est-à-dire l’espace public.

Le traitement de cette façade, d’une esthétique funéraire et absurde sans autre justification que le désir patent de rompre avec l’existant au lieu de rechercher l’intégration

comme le préconisent les règlements de protection des abords du château, démontre une fois encore le désir de renier le passé, fusse-t-il le plus prestigieux puisqu’il s’agit de rien moins que l’ancienne clôture du château, pour provoquer. »

Bâtiment technique Avon
 Ce recours vient d’être rejeté au prétexte que les Bâtiments de France (ABF) avaient donné leur accord, ce qui ne nous avait pas surpris quand on voit avec quel mépris les abords des Monuments Historiques sont traités. La Mairie que nous avons rencontrée persiste et signe, ne nous laissant aucun espoir d’amélioration.

 Hôtel Legris et du Parc : lors de sa restauration il a perdu un escalier XVIIème siècle et a gagné des superstructures non prévues surplombant le Parc. Les Bâtiments de France ont demandé que ces éléments soient masqués.

 Place du Marché : Ne vous fiez pas aux palissades et à la maquette en mairie, les arbres promis ne seront pas plantés. La surface entièrement minéralisée sera ornée d’arbustes en pots. Placée devant son mensonge, la mairie jette le masque.


 Rappel de cotisation pour 2015 : Le temps passe vite et certains de nos adhérents n’ont pas renouvelé en début d’année leur cotisation. Il n’est jamais trop tard.

 Commande des brochures : elles sont uniquement disponibles à notre siège (voir nos coordonnées en en-tête), envoyez nous votre commande par tous moyens (bon de commande sur le site) ou en passant à notre bureau. (Nota : frais d’envoi pour 1 ou 2 brochures 5€)



 Rédaction du bulletin : Jacqueline Nizart, Francis Ménard. Photographies : G. Galipon, F. Ménard.